Seine-Maritime, notre visioconférence du 11 janvier 2022 vue par nous et par la presse locale

Dernière mise à jour : 15 janv.

Près de 60 participant·es se sont connecté·es, le 11 janvier au soir, pour la visioconférence de « 2022 vraiment en commun ». Une grande diversité : des citoyennes et des citoyens sans étiquettes, mais aussi des membres de l'Espace de l'écologie, de la France insoumise ou des diverses organisations qui participent à « 2022 vraiment en commun ».

Un syndicaliste de la santé, un gilet jaune, un agriculteur, un assistant d’éducation ont fait part de leurs attentes qui ont été complétées par des interventions des personnes présentes.

Des attentes fortes sur le social, l’écologie et le climat, la démocratie.

Si Hubert Wufranc (député PCF) a fait part de défiance entre forces de gauche et de projets de société divergents, il a reconnu des urgences communes à résoudre comme sur les salaires ou l’hôpital. Vincent Duchaussoy du PS a souligné les convergences sur l’urgence sociale tout en indiquant que l’urgence climatique ou la question démocratique supposaient des mesures et un accord à gauche pour qu’on parle des vrais problèmes. Arnaud Hadrys du PRG et Mickael Baron des Radicaux de gauche ont également abondé dans le sens de l’unité.

Des convergences importantes donc et des attentes fortes des participants. Bien entendu, il reste à approfondir, à préciser. Des rencontres entre partis, l’idée d’un pacte de législature pourraient être utiles.

Mais la pression citoyenne doit s’accentuer tant en portant des débats sur les attentes où se saisissant des opportunités en cours à l’image du vote à la Primaire Populaire entre le 27 et 30 janvier par exemple. #2022VraimentEnCommun #PrimairePopulaire #Presidentielle2022


Article de Paris-Normandie du 13 janvier 2022


Présidentielle 2022.


En Seine-Maritime, des citoyens font pression pour un candidat d’union de la gauche


Dans la veine de la Primaire populaire, le collectif seinomarin 2022 Vraiment en commun a organisé un échange pluriel entre militants et sympathisants de gauche, mardi 11 janvier. Un débat visant à trouver des solutions pour construire un socle commun derrière un candidat qui incarnerait l’union à l’élection présidentielle.


Le mouvement de la Primaire populaire invite les citoyens à s’inscrire sur leur site jusqu’au 23 janvier à minuit pour investir le candidat à gauche qui leur semble le plus crédible à défendre leurs valeurs à la présidentielle


La dernière enquête Opinion 2022, menée par Elabe pour BFMTV, L’Express et SFR, publiée mercredi 12 janvier 2022, indique que 54 % des électeurs se disent tout à fait certains d’aller voter à la présidentielle. Ce qui laisse encore une très large proportion d’électeurs indécis à moins de 100 jours du premier tour fixé le 10 avril. Et parmi eux, beaucoup ont le cœur à gauche d’après les participants à la réunion organisée, en visio, mardi 11 janvier, par le groupe seinomarin du collectif 2022 Vraiment en commun, qui souscrit à la démarche de la Primaire populaire. La rencontre devait avoir lieu à la Halle aux toiles, à Rouen, mais le Covid-19 a contraint au repli numérique. Une cinquantaine de personnes se sont connectées. « On voit bien qu’il y a des convergences et elles sont fortes sur le social », souligne, a posteriori, Jean-Claude Branchereau, co-référent avec Jean-Marie Fouquer du mouvement qui se fait fort, en Seine-Maritime, de plus de 400 citoyens signataires.

Des points d’accord manifestes


En dépit des instances départementales des Verts et de la France insoumise qui ont décliné l’invitation, les échanges ont montré des points d’accord entre les quatre représentants politiques qu’étaient Hubert Wulfranc, député PCF, Vincent Duchaussoy élu PS à Déville-lès-Rouen, Arnaud Hadrys, président du Parti radical de gauche (PRG) en Seine-Maritime, et Mickaël Baron, président de la fédération 76 des Radicaux de Gauche (LRdG) et élu à Sandouville. Notamment sur l’urgence sociale et l’urgence climatique.

Arnaud Hadrys dit « en avoir soupé de monter des fronts républicains face à l’extrême droite » et soutient qu’avec « une volonté, nous serions capables de créer une gauche arc-en-ciel », même s’il est conscient que « plus le temps passe, plus les batailles d’ego se renforcent ». Vincent Duchaussoy pense aussi que la capacité à choisir un candidat commun existe. « On le fait encore dans beaucoup de villes, de départements et de régions », mais le responsable PS doute du système de vote proposé par la Primaire populaire (lire par ailleurs). Le mouvement, émanant de citoyens au printemps 2021, représente « un espoir », aux yeux de Mickaël Baron, « de trancher les questions de la gauche à la place des partis politiques ».

« Il est temps de faire front »


Plus pessimiste ou plus réaliste, le député Wulfranc estime, pour sa part, que « les alliances des gauches restent plus que compromises à cette date » et ne peut écarter « des projets politiques et de société sensiblement différents ».

Pourtant, beaucoup sont convaincus que l’élan citoyen peut encore peser sur les états-majors des partis. « Il est temps de faire front et d’inviter les citoyens à aller voter à cette primaire populaire », intervient Olivier Chevalier, membre d’un collectif pour l’union des gauches. C’est ce que pensent en tous les cas l’agriculteur, le Gilet jaune, le surveillant de lycée, etc. qui sont intervenus au cours du débat. Jean-Marie Fouquer conclut qu’en cas d’impasse, « le seul résultat serait une catastrophe dont nous aurions beaucoup de mal à nous remettre dans les cinq prochaines années et au-delà… »

La Primaire populaire, qu’est-ce que c’est ?

La Primaire populaire est née de la mobilisation de citoyens déçus par la politique. En mars 2021, a été créée l’association « 2022 ou jamais » qui a alors travaillé sur des idées et la rédaction d’un Socle commun autour de trois grands thèmes : social, écologie, démocratie. Plus de 130 000 personnes se sont inscrites sur la plateforme de parrainages de la Primaire populaire.

Un vote inédit aura lieu du 27 au 30 janvier pour permettre d’identifier le ou la candidate de gauche le ou la plus crédible. Tout citoyen (dès 16 ans) souhaitant voter peut s’inscrire gratuitement sur le site de la Primaire populaire jusqu’au 23 janvier minuit. 120 000 personnes sont déjà inscrites. Les candidats seront intégralement connus le 15 janvier.

Le vote se fera en ligne, en un tour. Et selon le mode de scrutin du jugement majoritaire : l’électeur évalue chacune des candidatures présentées et lui attribue la mention de son choix (de « excellent » à « à rejeter »). Le candidat retenu est celui jugé le plus méritant par la majorité des votants.



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